Le groupe lyonnais sera présent au Mondial’Folk de Plozévet (Finistère) pour partager son « groove de l’itinérance », mélange de musique folklorique et de modernité colorée qui appelle à l’ouverture.

The Fat Bastard Gang Band est un groupe haut en couleur, sorte de fanfare fantasque qui voyage au gré des vents et répand ses messages d’ouverture sur son passage. Ce sont sept musiciens originaires de Lyon, mais venant « de partout et nulle part à la fois »

, comme ils aiment se décrire. En d’autres termes, ce sont des déracinés qui prônent le respect des racines de chacun. Ils seront Mondial’Folk à Plozévet (Finistère), le 17 août.

En cela, leur présence au festival bigouden est absolument justifiée, le Mondial’Folk se voulant être « une expérience humaine, de partage et de tolérance hors du commun », comme le disait son président Emmanuel Lyant dans nos pages, le 5 juillet.

Un groupe polyglotte

Ces trois points forment le cœur du groupe, dont le jeu tire ses influences de nombreux pays des Balkans, de la Méditerranée, ou encore d’Amérique du Sud. Si bien qu’ils chantent même en près de dix langues différentes : macédonien, bulgare, serbe, roumains, italien, arabe, espagnol, anglais et français.

« Nous avions envie d’amener les couleurs de toutes ces langues dans nos chansons, et de ne surtout pas se mettre de barrière », raconte Alexis Duconovitcz (nom inventé, comme pour chaque membre), chanteur du groupe.

Tant pis pour la barrière de la langue, même si « les chansons sont fortes de propos et engagées politiquement ». Ce qui importe, affirme-t-il, c’est la façon dont la langue chante. Ainsi, ce que propose Fat Bastard, c’est « un voyage musical ».

C’est pourquoi les sept musiciens tentent de redonner ses lettres de noblesse au mot « bâtard » qui, pour eux, n’a rien d’une insulte. Au contraire, c’est un mot qui traduit « le métissage et les croisements entre les populations », raconte Alexis, avant d’ajouter : « C’est ce qui enrichit la lignée et ce qui fait grandir les gens à travers toutes ces influences. » Se revendiquer en tant que « fat bastard » est alors une réelle fierté pour le groupe.

Fêter la diversité

Leur dernier album, fait entièrement maison « Masala » (« mélange », en hindi), est l’exemple parfait du combat d’ouverture qu’ils mènent. Pour nombre de leurs musiques, ils ont fait appel à des artistes, aussi bien d’Inde que de Bulgarie.

Cela laisse apparaître le message de leur musique : il faut laisser à l’homme le droit de voyager et de se mêler aux autres cultures. Alexis estime qu’avoir « peur de l’autre et fermer les frontières est incompatible avec le fait d’aimer, danser et chanter ».

Le Mondial’Folk est alors l’occasion parfaite pour diffuser ce message. Avec plus de 800 artistes des cinq continents, le festival est un modèle d’ouverture et de diversité. Selon The Fat Bastard Gang Band, « la musique folklorique est la base de toute culture, et c’est ce qui anime notre musique ».

De telle façon que le groupe considère jouer du groove bohémien, défendant le voyage, voire l’itinérance sans attaches. C’est ainsi qu’il propose au public une « musique mondialisée », dans laquelle le métissage est glorifié. Le Mondial’Folk ne pouvait pas trouver meilleur partenaire.